14/05/2009

Les villes ne sont belles que désertes

j'aime ces moments pourtant bateaux où l'on est seul au bord du quai à attendre le prochain métro.
Ces heures où les rames se font si rares qu'on les sent arriver par vagues de courants d'air avant de les entendre; où, à défaut de pouvoir poser l'oreille sur les rails au risque de ne faire qu'un avec la fée électricité, il suffit de s'humecter un doigt et le tendre l'air bête dans l'air pour se croire en avance sur le temps.
A défaut de froids, je me contente de nuits.

04:44 Écrit par Pschhh dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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